Épisode du podcast : Rendez-vous du 25 février 2026

- La taxe carbone aux frontières de l’UE : maintien ou suspension, quels enjeux pour les agriculteurs ?
- La simplification administrative : des mesures concrètes pour faciliter la vie des agriculteurs en 2026
- Gestion des huiles agricoles usagées : innovation et écologie dans les exploitations françaises
- Le marché laitier face à la montée des importations et à la nécessité de reconquête
- Les grands enjeux agricoles et environnementaux de 2026 : stratégies et innovations
- Tableau récapitulatif des enjeux et solutions pour les agriculteurs en 2026
- Comment la taxe carbone impacte-t-elle le secteur agricole ?
- Quelles mesures la MSA met-elle en place pour simplifier la gestion administrative ?
- Quelle est la nouvelle approche pour la gestion des huiles agricoles usagées ?
- Comment le secteur laitier peut-il reconquérir ses parts de marché ?
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Question 1 sur 3
Le blé tendre sert principalement à fabriquer :
En ce 25 février 2026, l’actualité agricole et énergétique de l’Union européenne dévoile un paysage en pleine mutation, marqué par des arbitrages cruciaux et des enjeux de plus en plus complexes. Le dernier épisode du podcast Rendez-vous revient sur des discussions qui façonnent la dynamique agricole, environnementale, et économique du continent. La tension monte autour de la suspension de la taxe carbone aux frontières de l’UE, la simplification administrative pour les acteurs du secteur, la gestion des huiles agricoles usagées ou encore la conquête des marchés laitiers, dans un contexte où chaque décision a des répercussions directes sur la compétitivité et la durabilité des exploitations françaises. Les grands débats de 2026 se jouent au croisement de la technologie, des enjeux environnementaux et des stratégies de marché. Cette journée s’inscrit dans un contexte d’incertitudes mais aussi d’innovations, où la collaboration entre acteurs et la modernisation semblent être les clés pour traverser cette période de transition. À travers cette discussion, il est évident que la filière agricole est en train de s’adapter à un environnement toujours plus exigeant, entre contraintes réglementaires et besoin d’inspiration pour un avenir plus vert et plus prospère.
La taxe carbone aux frontières de l’UE : maintien ou suspension, quels enjeux pour les agriculteurs ?
Depuis plusieurs années, la question de la taxe carbone aux frontières de l’Union européenne est devenue centrale dans le débat sur la compétitivité des industries. En 2026, ce dispositif – souvent appelé MACF – est au cœur des discussions sans que sa suspension annoncée en début d’année n’ait finalement été confirmée. Lors du Salon de l’Agriculture, c’est la FNSEA qui a tiré la sonnette d’alarme en annonçant que les négociations à Bruxelles avaient échoué, notamment à cause du refus de certains États membres d’accepter une suspension. La reprise de cette taxe, qui impose un surplus de coûts sur des produits importés, notamment les engrais, risque d’avoir un impact direct sur le prix de revient des exploitations agricoles françaises. La crainte principale réside dans une compétitivité en déclin, face à des concurrents qui pourraient profiter de produits moins coûteux importés depuis des zones où la réglementation est moins contraignante. Selon Eric Thirouin, président de l’AGPB, la surcharge sur le coût des productions agricoles pourrait atteindre 13 euros par tonne de blé, chiffre qui pourrait doubler à l’horizon 2035, ce qui équivaut à la quasi-totalité des aides PAC actuelles. Ce contexte impose aux agriculteurs une réflexion stratégique sur la manière d’adapter leur modèle face à ces contraintes réglementaires.
Il est essentiel de comprendre que cette taxation n’est pas simplement une mesure environnementale, mais aussi un levier d’incitation à réduire l’empreinte carbone dans toute la chaîne de production. Toutefois, si son maintien engendre des coûts plus élevés, les exportations françaises se voient rarément avantagées face à des marchés où la réglementation est moins stricte. La problématique dépasse donc la simple écologie pour toucher à la compétitivité globale de la filière agricole nationale. Plusieurs propositions émergent pour compenser ces surcoûts, comme la mise en place de crédits d’impôt ou la création de mécanismes d’incitation alternatives. En parallèle, les syndicats envisagent de nouveaux mouvements de mobilisation, comme l’ont laissé entendre divers responsables lors de la dernière réunion syndicale. La question reste donc ouverte : comment parvenir à un équilibre entre exigence environnementale et compétitivité économique ? La réponse dépendra sans doute d’un dialogue plus approfondi entre acteurs européens et nationaux.
La simplification administrative : des mesures concrètes pour faciliter la vie des agriculteurs en 2026
En quête de simplification pour répondre aux défis croissants du secteur, la Mutuelle Sociale Agricole (MSA) a présenté une série de vingt engagements visant à réduire les démarches administratives pour ses adhérents. Après une consultation large et participative, cette démarche s’inscrit dans une volonté de moderniser la relation entre les agriculteurs et les institutions. Parmi ces mesures figurent des innovations appréciables, comme le préremplissage automatique des formulaires, la connexion via reconnaissance faciale ou empreinte digitale sur l’application mobile, ou encore la possibilité de réaliser des paiements en ligne par carte bancaire. La MSA souhaite également rendre ses courriers plus accessibles, en évitant le jargon administratif, et améliorer la navigation sur son site internet pour une accessibilité accrue. La simplification administrative vise à dégager du temps et de l’énergie aux exploitants agricoles, souvent accaparés par la gestion quotidienne de leur activité. Avec ces mesures concrètes, le secteur attend une plus grande fluidité dans ses démarches, tout en s’appuyant sur la technologie pour renforcer la proximité avec ses membres.
- Réduire la paperasserie et automatiser les démarches- Favoriser la transparence des informations- Améliorer la navigation pour une meilleure accessibilité- Utiliser la biométrie pour sécuriser l’accès aux services
Gestion des huiles agricoles usagées : innovation et écologie dans les exploitations françaises
Le traitement et la recyclabilité des huiles agricoles usagées représentent un enjeu crucial pour la durabilité du secteur. Jusqu’à présent, les exploitants agricoles devaient souvent transporter leurs huiles jusqu’à des centres de collecte situés à plusieurs centaines de kilomètres, sous des seuils souvent limités à 600 litres. La société Cyclevia, en tant qu’éco-organisme, propose désormais une collecte gratuite dès 200 litres, une avancée significative dans la logistique de traitement. En France, moins de 5 % des 240 000 tonnes d’huiles usagées annuellement proviennent du secteur agricole, ce qui souligne un potentiel environnemental et économique encore sous-exploité. La réduction des coûts et la simplification du processus de recyclage encouragent une gestion responsable. Ces initiatives s’inscrivent dans une volonté plus large d’intégrer l’agriculture dans la transition écologique, tout en proposant des solutions concrètes pour limiter la pollution et valoriser la matière.
Le marché laitier face à la montée des importations et à la nécessité de reconquête
La filière laitière française, riche de ses traditions et de ses exploitations familiales, doit faire face à une montée des importations qui atteint désormais 13 % de ses volumes en 2025. Lors du Salon de l’Agriculture, le Cniel, principal organisme interprofessionnel, a interpellé le président Macron sur l’urgence de reconquérir des parts de marché, notamment sur le segment de la restauration hors foyer. La concurrence étrangère, notamment provenant d’Asie ou d’Amérique du Sud, s’accroît dans un contexte où la qualité, la traçabilité et la proximité restent des atouts. Les importations de fromage, d’ingrédients laitiers ou de produits transformés sous forme industrielle pénalisent les producteurs locaux. La modernisation des outils, ainsi que la consolidation des filières de transformation, constituent des leviers pour renforcer la compétitivité. Le président a confirmé l’engagement politique à accélérer la modernisation de la filière, notamment pour répondre aux normes internationales et aux attentes consommateurs. Ce défi s’inscrit aussi dans une optique de valorisation du patrimoine laitier, tout en s’adaptant aux nouveaux marchés mondiaux.
Les grands enjeux agricoles et environnementaux de 2026 : stratégies et innovations
Les défis rencontrés par la filière agricole en 2026 illustrent la nécessité d’allier innovation, durabilité et adaptation aux nouvelles réglementations. La transition écologique avance à grands pas, avec notamment une volonté accrue d’intégrer des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement, tout en sauvegardant la rentabilité économique. La révision des aides agricoles, la modernisation des outils de transformation et la mise en place de filières plus résilientes deviennent des priorités. Des exemples concrets de cette évolution incluent la digitalisation des exploitations, la gestion intelligente de l’eau et des sols, et le recours aux énergies renouvelables. Par ailleurs, la question de la nécessité d’un marché intérieur robuste face aux importations, notamment dans le secteur laitier, reste au centre des préoccupations. La filière doit également faire face à la nécessité de reconquérir ses parts de marché tout en répondant aux exigences environnementales élevées. La capacité d’adaptation, l’innovation technologique et la collaboration entre acteurs seront déterminants pour assurer un avenir durable et performant.
Tableau récapitulatif des enjeux et solutions pour les agriculteurs en 2026
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Comment la taxe carbone impacte-t-elle le secteur agricole ?
Cette taxe augmente le coût de production en France, affectant la compétitivité face aux importations. Elle pousse à innover vers des pratiques moins émissives et à rechercher des aides financières.
Quelles mesures la MSA met-elle en place pour simplifier la gestion administrative ?
Elle propose notamment le préremplissage des formulaires, la reconnaissance biométrique, la dématérialisation des courriers et une navigation améliorée sur son site internet.
Quelle est la nouvelle approche pour la gestion des huiles agricoles usagées ?
Le développement de la collecte gratuite dès 200 litres par l’éco-organisme Cyclevia facilite et encourage le recyclage, limitant la pollution.
Comment le secteur laitier peut-il reconquérir ses parts de marché ?
En modernisant ses outils, en valorisant ses produits locaux et en développant ses débouchés, notamment dans la restauration hors foyer.

Rédacteur en chef
NomanPassionné par l'agriculture durable, l'écologie et le bien-être animal. Rédacteur spécialisé dans les pratiques agricoles responsables et la vie à la ferme.
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